Regarder Ridicule Streaming en Entier

A travers les aventures de Grégoire Ponceludon de Malavoy, issu d'une famille d'ancienne noblesse tombée dans la précarite, une étude de la cour de Louis XVI et ses antichambres à Versailles en 1780, ou déjà la spiritualité avait pour ennemi mortel le ridicule.

Ridicule de Patrice Leconte dépeint avec un humour caustique la cour de Louis XVI, juste avant la révolution de 1789 - qu'on peut associer à la "cour" du milieu du cinéma, ou de la politique actuellement, enfin comme bon vous semble ! Le film doit principalement sa réussite à un excellent scénario signé Rémy Waterhouse, qui adapte son propre roman. Waterhouse fait le choix de ne montrer que les trois ordres, la noblesse/le clergé/le tiers Etat, et de ne jamais faire intervenir les bourgeois dont l'ascension aura lieu en 1789 (la majeur partie de l'intrigue se déroule en 1780). Il ne fait que montrer l'état des lieux du pays avant cette révolution, et même ce qui est à l'origine de cette révolution : une société qui n'avance pas, qui fait entrave au progrès, un système vérouillé. Le héros, Grégoire, veut faire assécher les marais de la Dombes où la mortalité infantile est énorme ; Mathilde invente un scaphandre ; le fondateur de l'hopital fait avancer la recherche pour prouver que les sourds et muets sont des êtres humains comme les autres, qu'ils peuvent parler par le biais de leur propre langage... Mais tous ces personnages intelligents et actifs ne pourront réaliser leurs projets que s'ils font des "jeux d'esprits" corrects à la Cour, que s'ils ne se ridiculisent pas en confondant octosyllabe et alexandrin, ou en trébuchant lors d'une valse. Le plus représentatif de cette absurdité, la scène du duel, provoqué par un simple conseil technique pris pour une insulte. Vous l'aurez compris, Ridicule plaira aux historiens, pour l'intelligence de la reconstitution et du propos. Néanmoins, ne vous attendez pas à un nouveau Barry Lyndon, la mise en scène du réalisateur des Bronzés s'avérant assez scolaire. Comme dit précedemment, on saluera plutôt le travail effectué par le scénariste, ou encore par les acteurs : Fanny Ardant en immonde salope (et le mot est faible), Jean Rochefort en amoureux des lettres et des sciences, Giraudeau en religieux peu orthodoxe, Ch

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